GE86 - Entraide généalogique dans la Vienne

lemonde publie, le 23.01.2014, un entretien avec l'historien, Laurent Véray, qui a enquêté sur le film "Après les combats à Bois-le-Prêtre".

La Mission du centenaire 14-18 vient de publier sur son site Internet un film inédit tourné en 1915, intitulé Après les combats de Bois le Prêtre. Il montre la mort de masse, sujet qui n'était jamais filmé à l'époque. Laurent Véray, historien du cinéma, qui a mené une enquête de deux ans sur ce film, conservé à la Bibiliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), explique comment ce document d'archives a été découvert et en commente les différentes séquences.

Commentaires   

#5 Sarah Marlatt 27-01-2014 10:37
Je ne pensais pas que ce documentaire allait entrainer un débat sur ce conflit.
Les pauvres "indigènes" des colonies françaises ont bien soufferts et ont été non reconnus pour leur fait de guerre en 14-18.
Il en a été de même pour 39-45 malheureusement. Et , ils n'avaient guère le choix dans une guerre qui n'était pas la leur.
Sinon, mon film préféré qui dénonce la stupidité de la guerre en général est basé sur des faits réels : "Joyeux Noel" de Christian Carion.

Sarah
#4 JM Willigens 27-01-2014 10:36
Pas d'accord, c'est certes très dédouanant pour l'Allemagne d'aujourd'hui d'incriminer le "Diktat" de Versailles comme responsable de la montée du nazisme, des "dizaines de millions d'innocents en ayant été induits à remettre leur sort à une poignée d'infames criminels, dont le chef était d'ailleurs autrichien", mais les clauses du Traité de Versailles étaient parfaitement "équilibrées" par rapport à ce que la Prusse avait imposé à la France à l'issue de la guerre de 70 (tribut de 5 milliards de francs or, payés rubis sur l'ongle).
L'Allemagne n'avait par ailleurs souffert aucune destruction sur son territoire (hormis dans ses confins de l'Est, face à un autre adversaire), alors que ses opérations militaires avaient ravagé la Belgique et une dizaine de départements français, dont elle pilla allègrement les ressources pendant les quatre ans qu'elle les occupa.

Pour la remarque sur les "races" dans la Grande Guerre, on sait depuis longtemps que tous les peuples de la future Union Française furent mis à contribution, Turcos, "Sénégalais", spahis et goumiers, à côté de milliers de "coolies" annamites et tonkinois qui aidèrent à maintenir ou réparer les réseaux logistiques.
Mais les statistiques montrent que ce furent les Bretons des campagnes dont les régiments connurent les plus forts taux de pertes.
Furent-ils trop téméraires ou y eut il une volonté délibérée de ne pas ménager ces catholiques irréductibles au petit père Combes et de les privilégier en matière de casse-pipe?
Quand on parle racisme...

Jean-Marie Willigens
#3 Pierre-Marie COITEUX 27-01-2014 10:36
Je pense qu'il a des choses qu'il faudrait démystifier un tout petit peu. Par exemple, il ne serait peut-être pas inutile de savoir que le traité de Versailles, fin de la guerre 14/18 portait en lui un certain nombre d'ingrédients qui ont été les causes de la seconde guerre. Oui je pense que le second conflit est le résultat du premier et du traité de Versailles. A cela il faudrait peut-être rajouté qu'en Allemagne le premier conflit a été perdu par les Prussiens et que les Allemands ont subit doublement.
Je pense que le traité de Versailles et ses conséquences sur les Allemands à fait monter le nationalisme qui nous a apporté le second conflit.
Il y a des choses qui sont trop souvent dites et ne sont pas tout à fait juste ou qui laisseraient à penser des choses pas justes.
La première guerre mondiale n'a pas été la plus meurtrière, 11 millions, tout de même. Mais la seconde à fait beaucoup plus fort, presque 80 millions en global sur le monde en comptant les morts "périphériques", c'était une guerre mondiale, en effet il y a eu la famine au Bengale 3 millions de morts, idem en Chine 15 millions.
Sans parler de Stalingrad, mais la bataille de Koursk a fait 1 million de morts et blessés, Russes et Allemands, nous en parlons moins parce que la majorité sont des morts "lointains" mais des morts tout de même. En effet, sur le global dont j'ai parlé 1/4 était Russes, 1/3 Allemand (ou affiliés) 1/20 Anglais et "seulement" 1/34 US.
Leningrad a perdu plus d'habitants (la plus part mort de faim) que l'armée Britannique n'a perdu d'hommes dans le global de la guerre
Même si cela peut être un peu désagréable, mais le nazisme a été vaincu parce que les Russes ont supporté l’insupportable.
Sans porter aucun jugement, mais les régimes totalitaires ont "donné" plus de vies que les démocraties.

Pierre-Marie Coiteux
#2 Pierre-Marie COITEUX 27-01-2014 10:35
#1 JM Willigens 27-01-2014 10:34
"Bonjour Sarah et merci pour ce lien fort intéressant qui montre bien la censure exercée par le pouvoir en place et les chefs d'armée sur la vision que l'on devait donner de la guerre au quidam.
Ceci dit, d'autres documentaires et films, notamment le remarquable film de Kubrick "les sentiers de la gloire" ou celui de Tavernier "Capitaine Conan" dénoncent aussi à leur tour toute la cruauté de la guerre... "14-18 : le bruit et la fureur" sorti en 2008 est aussi un remarquable documentaire évoquant cette bêtise militaire et le va-t-en-guerre de la société d'alors si chers encore à certains.."

Ceux qui dénoncent le "va t'en guerre" de 14 font peu de cas de ce que l'expansionnisme de Guillaume était déjà très proche, tant par ses motivations de "Lebensraum" ou de primat du "pangermanisme" que par sa brutalité et son dédain pour les conventions ou traités, de ce dont le IIIème Reich fit preuve plus tard, et dont, rétrospectivement, on se félicite de ce que le monde se soit débarassé au prix d'une deuxième guerre, atroce elle aussi.

Et il faut se garder de prêter trop de crédit aux "visions nouvelles", politico-sociétalement à la mode, comme celle qui nous détourne des millions de morts et mutilés pour ne plus porter attention qu'aux fusillés pour l'exemple et mutins de 17. Ils méritent qu'on parle d'eux, pas d'occulter les Péguy, Pergaud et dizaines de milliers d'autres hachés par la mitraille et les shrapnels dans leurs pantalons rouges, le Midi radical socialiste avant exigé qu'on continue de teindre en garance, fluo de l'époque et produit du pays.

Mon grand-père parlait peu de sa guerre, il a fallu que j'aille bien plus tard consulter son dossier d'officier à Vincennes pour constater qu'il y avait de quoi être très fier de lui.
Mais il avait, outre les deux grands tomes illustrés de l'Illustration, une dizaine d'ouvrages qu'il m'exhortait à lire quand j'avais des questions. Il y avait le Capitaine Conan (bien) filmé (bien) plus tard, Dorgeles, Genevoix, Remarque, et quelques autres, tous pleins de pudeur et n'en faisant que mieux réaliser l'horreur de ces quatre années.

Je conseillerais de commencer par là. Les versions Hollywood ne viennent qu'ensuite.

Jean-Marie Willigens

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