L'émission "La marche de l'histoire" de Jean Lebrun sur France Inter avec, comme invitée, Delphine Diaz, Maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Reims Champagne-Ardenne.

refugiesDans cette première moitié du XIXème, les régimes étaient instables. Leurs dirigeants connaissaient souvent d’expérience l’exil ou le redoutaient. Mais quels qu’aient été les systèmes qu’ils servaient – monarchique, républicain, impérial, ils concevaient le refuge plus comme un devoir d’humanité que comme un droit.

La Convention de Genève de 1951 est devenue la pierre angulaire de tout un pan du droit international, européen et français. Elle définit les réfugiés comme des personnes qui craignent avec raison d’être persécutées.

On n’en était pas encore là dans la première moitié du XIXème. Cependant une première politique de l’asile s’y expérimente. La Monarchie de Juillet produit une législation et une réglementation destinées aux étrangers réfugiés qui ont cherché à se mettre à l’abri des frontières françaises pour des raisons politiques. Nombreux sont en effet chez nous les opposants d’Espagne, du Portugal, d’Italie, d’Allemagne, de Russie, de Pologne surtout – la plus grande émigration de l’époque. Ensuite, le tremblement de terre européen de 1848 produit un nouveau moment d’aimantation, le Gouvernement provisoire de la Deuxième République offre alors son bouclier tout en se gardant d’être le boutefeu de la révolution en Europe.

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 Illustration : La gendarmerie française stoppe un groupe des réfugiés en 1875
© Getty / DEA / BIBLIOTECA AMBROSIANA

 
 

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