Une série de France Culture : La Fabrique de l'Histoire (Emmanuel Laurentin).

  1. Jeunes filles en milieu rural

    En première partie avec l'historienne Frédérique El Amrani, l'éducation de jeunes filles en milieu rural, pendant la première partie du XXème siècle.

    En deuxième partie, "politiques féministes du nom" en France du XIXème au XXIème siècle avec l'historienne Florence Rochefort.

Une série d'émission de France Culture sur les archives dans l'émission "La Fabrique de l'Histoire" d'Emmanuel Laurentin.

Et bien savez-vous que ce que l’image que nous représentons de la Nativité est un lointain héritage ? Et a une longue Histoire ?
Céline TALON est Historienne de l’Art, et restauratrice de tableaux anciens. Avec elle, nous allons faire un périple dans l’Histoire de l’Art...
Sous quelle forme a-t-on représenté la Nativité au cours des siècles? avec quels symbolismes ? Comment cette “vision”, cette représentation a évolué au cours de l’Histoire ? Le “bébé Jésus”, Marie évidemment, mais l’âne, le bœuf ? Est ce récent ? Et bien pas du tout, et nous allons voir dans l’Histoire de l’Art que depuis le 4ème siècle, jusqu’à la fin du 17 ème, des “canons” de la représentation de la Nativité vont non seulement se former, mais aussi évoluer au cours des siècles.

Nous sommes en 1580. C’est à Paris qu’est publié un traité intitulé « De la démonomanie des sorciers ».
Dans cette ouvrage, qui va devenir un classique, l’économiste, théoricien du pouvoir, philosophe et juriste, Jean Bodin, considéré comme un véritable savant, à son époque, écrit : « Quand à manger de la chair humaine, cela est très certain, et de toute antiquité. Les sorcières en étaient si friandes qu’il était quasi impossible de garder les corps morts, ni les enfermer si bien qu’elles n’y entrassent pour les ronger jusqu’aux os. »
La sorcellerie, une pratique qui, aujourd’hui, nous fait sourire et qui, pourtant, révèle bien des enjeux politiques, éthiques et sociologiques.

Emission de la RTBF - Un jour dans l'Histoire
Invitée : Louise-Marie Libert, médiéviste. « Les plus terribles affaires de sorcellerie » ; éd. La Boîte à Pandore.

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Dans un essai daté de 1916, intitulé « Gentileschi père et fille », Roberto Longhi, célèbre historien de l’art italien, écrit à propos de l’œuvre « Judith décapitant Holopherne » peinte par Artemisia Gentileschi :
« Qui pourrait penser que sous un drap étudié de candeurs et d'ombres glacées dignes d'un Vermeer grandeur nature, pouvait se dérouler une boucherie aussi brutale et atroce (…) Mais –avons-nous envie de dire– mais cette femme est terrible ! Une femme a peint tout ça ? » et il ajoute : « il n'y a ici rien de sadique, au contraire, ce qui surprend, c'est l'impassibilité féroce de qui a peint tout cela et a même réussi à vérifier que le sang giclant avec violence peut orner le jet central d'un vol de gouttes sur les deux bords »
Longhi dit encore à propos de cette peintre née à la fin du 16e siècle, à Rome :« l'unique femme en Italie qui ait jamais su ce que voulait dire peinture, couleur, mélange, et autres notions essentielles… ». « L’unique femme » écrit-il, c’est dire le peu de places que les artistes femmes occupent dans l’histoire. N’ont-elles pas existé, leurs traces ce sont-elles perdues ? L’Histoire est-elle misogyne ?

Emission de la RTBF - Un jour dans l'Histoire
Invitée : Anne Hustache, historienne de l’art

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Nous sommes le 3 juillet 1883. Dans l’édition du Gil Blas, quotidien français auquel participent des plumes notoires, Guy de Maupassant écrit à Pierre Decourcelle, homme de lettres comme lui :
" Mon cher ami, tu n'y comprends rien. Et je le conçois. Tu me crois devenu fou ? Je le suis peut-être un peu, mais non pas pour les raisons que tu supposes. Oui. Je me marie. Voilà. Et pourtant mes idées et mes convictions n'ont pas changé. Je considère l'accouplement légal comme une bêtise. Je suis certain que huit maris sur dix sont cocus. Et ils ne méritent pas moins pour avoir eu l'imbécillité d'enchaîner leur vie, de renoncer à l'amour libre, la seule chose gaie et bonne au monde, de couper l'aile à la fantaisie qui nous pousse sans cesse à toutes les femmes, etc., etc. Plus que jamais je me sens incapable d'aimer une femme parce que j'aimerai toujours trop toutes les autres. Je voudrais avoir mille bras, mille lèvres et mille... tempéraments pour pouvoir étreindre en même temps une armée de ces êtres charmants et sans importance. Et cependant je me marie. J'ajoute que je ne connais guère ma femme de demain. Je l'ai vue seulement quatre ou cinq fois. Je sais qu'elle ne me déplaît point ; cela me suffit pour ce que j'en veux faire. Elle est petite, blonde et grasse. Après-demain, je désirerai ardemment une femme grande, brune et mince (... ) Alors pourquoi me marier, diras-tu ? J'ose à peine t'avouer l'étrange et invraisemblable raison qui me pousse à cet acte insensé. Je me marie pour n'être pas seul (…) "

Emission de la RTBF - Un jour dans l'Histoire
Invitée : Caroline Esgain, commissaire de l’exposition « Just married, une histoire du mariage » au Musée du Costume et de la Dentelle, à Bruxelles.
Nous sommes en Egypte Ancienne, à l’époque du Nouvel Empire, entre 1540 et 1080 avant notre ère.
Sur ce que l’on appelle le papyrus Ebers, l'un des plus anciens traités médicaux qui nous soit parvenu, on peut découvrir quel genre de tests de viabilité étaient pratiqués sur les nouveau-nés. Le document, découvert à Louxor en 1862, invite le patricien à se baser sur la nature des cris de l’enfant pour établir son diagnostic. Il dit « déterminer le sort d’un enfant le jour où il est mis au monde : s’il dit « ny » cela veut dire qu’il vivra, s’il dit « embi », cela veut dire qu’il mourra ».
Comment vivait-on la maternité, il y a plus de trois mille ans ? Quel statut avait l’enfant ?
Invitée de la RTBF : Amandine Marshall, docteur en égyptologie et chercheur associée à la mission archéologique de Thèbes Ouest.
« Maternité et petite enfance en Egypte Ancienne » paru aux éd. Du Rocher
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