Le podcast "Paroles d'histoire" propose un entretien avec Claude Gauvard, chargée de recherches au CNRS, membre du LabEx EHNE à propos de son livre "Prostitution et révolution. Les femmes publiques dans la cité républicaine (1789-1804)", Paris, Champ Vallon, 2016.

prostitution et revolutionUn état des lieux de l’univers prostitutionnel à Paris à la veille de la Révolution, et son cadre légal contraignant (2’), la place spécifique de la prostitution dans les cahiers de doléances (4’45), les caractéristiques sociales des femmes arrêtées comme prostituées sous la Révolution (5’50) et l’importance méthodologique de ne pas réifier la catégorie « prostituées », d’envisager un « continuum de pratiques » (6’50), une filiation historiographique qui n’est pas seulement celle d’Alain Corbin, mais aussi de Jill Harsin, pour en faire une histoire sociale (9’30), l’intégration de l’histoire de la prostitution dans une histoire du travail (10’50), comment combiner une “agency” (capacité d’agir) de ces femmes, avec l’existence de contraintes et de dominations (13’), l’univers social dans lequel évoluent ces femmes, avec des clients / amants / amis / souteneurs (ces derniers assez rares) (14’55), la source très rare que constitue le journal d’Alexandre Brongniart racontant ses relations avec des prostituées (17’30), le Palais-Royal comme lieu central de la prostitution sous la Révolution (18’30), les plaintes des riverains attestant d’une « lutte des places » parmi les classes populaires dans l’espace urbain (20’30), le contrôle policier adossé à une crainte des maladies vénériennes (22’30), le paradoxal silence des législateurs révolutionnaires sur la prostitution, avec une dépénalisation silencieuse (24’35), un tournant hostile à la prostitution et plus largement aux femmes dans l’espace public en 1793 (27’50), une distinction entre droit de cité et droit à la cité qui montre la citoyenneté « diminuée » de femmes désignées comme prostituées, encore vérifiable aujourd’hui (31’), face à ces contraintes, la ressource de l’écriture, pour des femmes incarcérées après la Terreur (33’45).

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Le podcast "Paroles d'histoire" propose un entretien avec Claude Gauvard, Professeur émérite d’histoire du Moyen Âge à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne à propos de son livre "Condamner à mort au Moyen âge".

claude gauvard

Un livre écrit entre passé et présent, avec en tête les questionnements contemporains sur la peine de mort (1:30), la condamnation, préoccupation importante pour les hommes et les femmes du Moyen âge,pour les juges comme pour le peuple (2:40), les difficultés de quantification liées aux sources (4:50), le nécessaire décodage des textes et des images faisant allusion à la peine capitale et aux supplices (6:40) , la tension entre principes punitifs hérités du droit romain et valorisation de la miséricorde dans une société chrétienne (7:44), le pouvoir de gracier du roi, “coup de génie” (9:45), la volonté de réguler la violence et de limiter les exécutions par des transactions et compositions (10:29), une justice militaire (déjà) plus sévère (11:45), la figure du bourreau, moins marginale qu’on ne l’a dit (13:20), une grammaire des exécutions (pendaison, noyade…) différente suivant le genre, les crimes ou la réputation (14:50), la difficulté d’interpréter certains rituels (17:00), la “male mort”, peine la plus infamante, ici-bas et dans l’au-delà (17:44), la tension entre justice ordinaire et condamnations spectaculaires voulues par la justice royale (pour trahison, hérésie…) (19:50), la notion de “crime énorme” qui permet cet accroissement du champ de la justice royale (22:50), le caractère non linéaire de cette évolution vers un “monopole de la violence physique légitime” par le roi, avec les résistances des justices urbaines (24:35),la place et la participation du peuple, et l’idée de son “consentement” aux condamnations (27:10), la stigmatisation de criminels marginaux, lépreux, aux “enfances mauvaises” (28:30), une évolution comparable dans les autres espaces et États de l’occident médiéval (31:45).

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Une émission de France Culture
Dans "La Fabrique de l'Histoire" par Emmanuel Laurentin.

Au XIXème siècle les femmes et surtout les jeunes filles subissaient un contrôle de la part de leur mari ou de leur père. Ce contrôle était moral mais aussi physique.

Comment se parle-t-on aux Moyen Âge, à une époque où la possession ou non du latin est le point d’une fracture sociale et culturelle ?
Invité : Thibaut Radomme, historien de l'art et archéologue médiéviste.

bilinguisme

Une émission de la RTBF - Un jour dans l'histoire - Laurent DEHOSSAY

 

Une émission de Europe 1
Au coeur de l’histoire
Animateur : Franck Ferrand

Franck Ferrand revient, en compagnie de l’historien Didier Le Fur, sur la vie de Diane de Poitiers et les légendes qui les entourent – l’occasion de partir visiter ensuite le château d’Anet et le Vexin.

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738 peter paul rubens 172Né au Moyen-âge, le purgatoire n'a jamais été aussi populaire qu'au XIXe siècle, avant de s'effacer peu à peu des consciences et des représentations. On ne peut qu’être intrigué par cette quasi-disparition qui aurait tant surpris nos ancêtres, pour qui il figurait en bonne place dans la catéchèse.

Une émission de France Culture - Concordance des temps par Jean-Noël Jeanneney.

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05 avril 2018 - Leçon inaugurale de François Héran au Collège de France

Selon le dernier bilan de l’ONU, 244 millions de personnes vivaient à l’étranger en 2015, dont près de 20 millions de réfugiés. Au-delà d’une actualité brûlante, révélatrice de tensions majeures dans nos sociétés, la question des migrations internationales doit être abordée par le biais de méthodes sérieuses prenant en compte la diversité des phénomènes migratoires et des questions qu’ils soulèvent. Dans ce domaine, plus que dans tout autre, les idées reçues circulent, parfois imperméables aux faits.

L’Assemblée du Collège de France a ainsi décidé de créer une chaire Migrations et sociétés et de la confier à François Héran, directeur de recherche à l’INED, l’Institut national d’études démographiques. « Cette création reconnait non seulement la nécessité d’étudier ces phénomènes de façon aussi scientifique que possible mais elle met en avant les interactions entre migrations et sociétés : il n’y a pas de sociétés sans migrations et les migrations modifient durablement les sociétés. "Mon programme ne prétend pas trancher toutes les questions sur la place de l’immigration dans la société : il entend les poser dans le respect des faits", estime ce dernier.

Dans l'Antiquité, la vie humaine était généralement divisée en trois phases : l'enfance, l'âge viril, la vieillesse, liées à l'idée de croissance, de stabilité et de déclin. Chaque âge était représenté par un personnage de sexe masculin doté d'une caractéristique physique ou matérielle. Ainsi, dans les fresques funéraires de Rome, l'enfant apprend à marcher à l'aide d'un youpala ; il joue à la balle, à colin-maillard, aux devinettes.
Le Moyen Âge a hérité de cette division, mais le nombre des phases varie selon les auteurs et les siècles : trois, quatre, six, sept, dix ou douze. À l'intérieur de ces schémas, liés à la symbolique des nombres, il existe des subdivisions plus fines correspondant davantage aux réalités psychologiques, biologiques et sociales.

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Voir le dossier pédagogique de la BNF

 

Etienne Dolet et Michel Servet. Un humaniste et imprimeur français brûlé à Paris en 1546, un théologien et médecin espagnol brûlé à son tour à Genève en 1553.
Bien que peu connus, les martyres d’Étienne Dolet et de Michel Servet sont habituellement associés.

Quel fut le rôle de l’Etat et des Eglises dans leur condamnation ? Dans quelle mesure étaient-ils libres penseurs?

Conférencier et professeur d’histoire et de philosophie à la Haute Ecole Bruxelles-Braba, Jean-Marie Dufays nous replonge dans les transformations intellectuelles, religieuses et philosophiques du 16e siècle, et leurs répressions.


Une émission de la RTBF