L'église Saint-Martin de VANCAIS

 Une façade entre modillons
à visages…

Dans un document du cartulaire de l’abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers est signalée en 980 la villa Vonziacus puis, en 1120, villa Voncia. On apprend également que les chanoines de Saint-Séverin-sur-Boutonne permettent à Bernard de Murçay, moine de Saint-Cyprien de bâtir un oratoire sur le territoire de leur église de Vançais. Cet édifice, classé très tardivement, dévoile pourtant une sculpture bien étonnante. La façade possède notamment un programme sculpté riche et assez inédit, avec huit modillons et trois métopes (espace sculpté entre chaque modillon). La plupart de ces modillons sont ornés de visages, parfois doubles, et d’un style propre à cet édifice (visages plats, expression naïve) que l’on retrouve avec cohérence sur les murs goutteraux et au chevet. Quelle est donc la signification de tous ces visages et notamment des représentations dites doubles ? Doit-on y voir la dualité de l’humain, tiraillé entre les côtés matériels et spirituels de la vie ? Ces visages sont-ils uniquement des décors ornementaux sans signification précise ? Leur nombre important
mérite en tout cas que la question soit posée.

… Et métopes à sirènes
Deux métopes représentent des sirènes, l’une d’elle ayant un oiseau perché sur son corps de poisson. La chevelure est abondante et stylisée. Il ne faut pas se méprendre sur la représentation de ces femmes-poissons. Il ne s’agit pas de la fée Mélusine, l’histoire de ce personnage mythique ayant été écrite par Jean d’Arras en 1392, sur une demande du duc de Berry. Ces femmes hybrides font parties des nombreuses figures féminines chargées de maléfi ce représentées par les sculpteurs du Moyen Âge. La sirène à une queue était le symbole de la tentation et de la lubricité. Il existe également des représentations de sirènes à deux queues qui peuvent, selon certains auteurs, avoir un sens différent des premières citées.
Ces sirènes-là seraient symbole de fécondité, leurs deux queues relevées étant à mettre en relation avec la gestation et la naissance. Il serait intéressant de pouvoir identifi er l’oiseau présent sur l’une des sirènes, probablement posé là afi n de donner un sens encore plus précis à la sculpture.
Sur cette façade sont également présentes deux croix de consécration ainsi que deux blocs sculptés, l’un représentant un lion (est-il le
gardien des lieux ?) et l’autre un visage avec la même chevelure que les sirènes. Concernant les tailloirs des modillons, un détail est à
noter : il s’agit de la « demi-lune » présente sur quasiment tous les tailloirs. On retrouve ce détail sur des modillons de l’église de Pers.
Le ou les sculpteurs auraient-ils travaillé sur les deux chantiers ?

Sobriété de l’intérieur
L’église de Vançais possède une nef unique voûtée en berceaux brisés et est constituée de deux travées exceptionnellement larges.
Une coupole sur trompes fait la jonction entre cette nef et le choeur en hémicycle à trois baies, choeur qui est précédé d’une travée droite.
Ce petit édifice aura donc su garder son plan d’origine ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas. Les quelques chapiteaux
présents sont ornés de décoration géométrique.
Un chapiteau, cependant, diffère quelque peu des autres et possède une sorte de disque qui est probablement la fi guration de l’hostie.
On retrouve d’ailleurs ce décor à l’extérieur de l’édifi ce sur trois modillons. L’un d’eux montre une gueule animale dans laquelle se trouve le disque tandis que deux autres sont ornés de visages accompagnés par cette même forme ronde. L’hostie, dans la sculpture romane a
une symbolique clairement définie : il s’agit du thème de l’eucharistie.
Des traces de peintures sont visibles à l’intérieur, difficilement datables. Elles nous rappellent toutefois que les églises romanes étaient à l’origine accompagnées de peintures murales, véritables programmes iconographiques pour certaines, simples rehauts de couleurs pour d’autres. Un grand nombre de ces peintures a disparu au fil des siècles, dévoré par l’humidité, noyé sous des crépis successifs, tandis que d’autres restent probablement encore à découvrir.
Un bénitier monolithe est visible à l’entrée de l’église rappelant la forme en « coquetier » de celui que l’on peut observer dans l’église de
Pers par exemple ou bien encore dans celle de Sainte-Soline.

 

Tiré du guide Patrimoine Roman du Pays Mellois "Eglise de Vançais" rédigé par Florence Bonneau - guide conférencière


Texte proposé par florian THOREAU

Trouvé sur Cussay 37 1700 - Vues 13-14

"Le quatorzième jour de Décembre Mil Sept Cent, les trois enfants de
Monseigr le Dauphin fils unique de Louis Quatorze Roy de France.
Les trois susdits enfants sont Monseigr le Duc de Bourgougne agé de
d
ix neuf ans, Monseigneur le Duc d'Anjou agé de 17 ans et Monseigr le
Duc de Berry agé de quinze ans, ont passé par ce Bourg accompagnant
Monseigr le Duc d'Anjou nommé Roy d'hespagne dusquel sur les
frontières des Deux Royaumes qui sont Saint Jean de Lus. Ils avaient
dans leur carosse le Duc de Beauvilliers leur gouverneur et Monsr de
Noailles Duc et pair et Maréchal de France. Il y avait prest de cinqte
carosses à la suite et cinq ou six cent hommes aussy tant de noblesse.
Qu'autres j'oubliais de marquer que Monsr l'Illustre Marquis de
Rassilly la perle de la Noblesse de cette province et sous gouverneur
des dts princes estait avec eux dans leur dit carosse. et autre, Il y
avait plus de deux cent chariots chargés de toutes sortes de
provisions et prest de deux mille hommes de cavallerie et plus de deux
cent mulets chargés de bagages."


Texte proposé par Philippe MAGNAN

Les seigneurs, le château, la terre de La Mothe-St-Héray par le Docteur PROUHET

dans la série Monographies des villes et villages de France (édition/ le livre d'histoire-Lorisse, Paris 2003


Texte proposé par Roseline SKOTT

Maires

1935 : Henry ROUIL, né en 1861 et décédé le 1er décembre 1935 alors qu'il venait d'être élu en Mai 1935.


Texte proposé par JACKY GERBAULT

Bonjour,

Solange ALLARD figure sur le Monument aux Morts de Vaux. Elle était secrétaire du Préfet de Poitiers et a été dénoncée par ce dernier car elle fournissait des renseignements aux réseaux de la Résistance. Le camp dans lequel elle était, a été libéré par l'armée russe. Elle est décédée sur la route du retour mais sa sépulture exacte n'a pu être déterminée. C'était la nièce de mon grand-père. Je possède une photo de Solange. Née le 5 Mars 1924 à Roussillon - Commune de Vaux et décédée le 9 Avril 1945 à Tharandt (Allemagne).    


Texte proposé par Nicole BOISNARD

Le vingt trois décembre mille sept cent quarante huit Madame Louise-élisabeth de france épouse de l'infant dom philippe D'espagne est arrivée au chateau de couhé et le lendemain vingt quatre elle est arrivée à poitiers elle a logé a l'évéché alors vacant par la mort de monseigneur jérome Louis de fouras de courcenay. le sujet du voyage de cette princesse a été la prise de possession des états de parme plaisance et guastalle (?) cédés à l'infant par le traité de paix fait entre la france et l'espagne avec les cours de vienne , angleterre et hollande.

(BMS 1741 - 1764 page 45)


Texte proposé par lucile LEBEAULT;Philippe MAGNAN

SAINTE-BLANDINE:

Ce petit bourg doit-il son nom de Sainte Blandine, martyre de la foi, livrée aux bêtes en 177, on ne sait. Ce bourg dépendait de l'archiprêtre d'Exoudun et la cure était à la nomination de l'abbé de Celles avant la Révolution. La commune relève de la justice de Celles, après le concordat du 7.06.1804.

 

VILLAGES et HAMEAUX:

TAUCHÉ: le plus gros village vient du nom de Tockius( nom qui viendrait d'une villa gallo-romaine

Le COURTEIL: s'appelait Lortarium en 1210, Le Courteil en 1740, Le Coutais selon Cassini;

SAUMON (Sauvemont en 1248, Seoymont en 1269, Seaulmont en 1557, Sauvemon selon Cassini)

puis BOIS-RENOUX; La FORÊT, FIEF-BRION et CHALOUE

Sources: "Le cahier retrouvé"


Texte proposé par Roseline SKOTT